Reprenons un peu les choses à la base.
Le texte fondateur du Yoga, que j'ai déjà mentionné plusieurs fois et auquel je me référerai souvent jusqu'à ce que tu l'aies lu et relu, m'épargnant ainsi quelques caractères et sauvant du temps de calcul aux méga-serveurs de Google, et par extension sauvant la planète du réchauffement climatique, mais plus particulièrement, en sauvant les humains sur elle, car ultimement avec ou sans nous la Terre fera toujours son boulot : tourner, tourner, tourner….……bref, pour sauver la planète fais du Yoga Washing (le pendant spirituel du Green Washing) et lis : "Les Yoga Sutra de Pantanjali"

Ce texte divise la pratique du Yoga en 8 grandes catégories, les "Ashtanga" : ashta=8, anga=catègorie.
Dans la première catégorie Yama (les refrènements) subdivisée en 5, on trouve direct Ahimsa, la non violence.
Tu as sûrement entendu parlé de ça via Gandhi, et son approche du conflit.
Pour sauver la planète fais du Yoga Washing (le pendant spirituel du Green Washing) et lis : "Les Yoga Sutra de Pantanjali"

Refréner la violence ne veut pas dire se contraindre à ne pas être violent, ou prétendre être un saint, évidemment c'est opportun de retenir un coup, ou une parole, de séduire en montrant le meilleur de soi, mais ce qui a initié l'envie d'agir, la pensée même de l'acte à existé, la certitude d'être entrain de mentir ou manipuler (ça c'est un autre Yama, mais bon...), tout ça crée une trace énergétique et karmique. C'est comme ça que l'on peut ressentir l'antipathie de certaines personnes à notre égard.
Le travail du Yogi en quête de calme est de prendre conscience des ses pensée violentes, et de choisir de les mettre en action ou non, sans se donner d'excuse. Jusqu'à ce que la pensée même ne pointe plus à l'esprit et soit annihilée dans l'océan de l'inconscient, avant d'arriver à la surface.
Et ultimement la racine même de la violence qui prend naissance sur le plancher océanique mental ne pousse plus, elle est toujours là, mais ne peut plus grandir.
Le Siddhi (Talent spirituel) que l'on acquiert lorsque la non violence est maîtrisée à la perfection, c'est que cesse toute violence, tout conflit en ta présence.

La non violence est une notion très vaste, car elle s'applique à tous les domaines de la vie, des pensées aux actions. Quelques illustrations :

Tu ne pousseras point lors de tes postures, tu laisseras le souffle infuser en toi et t'amener là ou tu as besoin à ton rythme….

Dans certaines approches du Yoga, certains disent que manger de la viande est violent, car intrinsèquement le morceau de cadavre porte en lui l'acte de la violence, et le consommer c'est justifier cette violence et l'entretenir. Mais se forcer à ne pas manger de viande sans avoir fait le chemin qui mène à la compréhension de cette motivation, c'est se faire violence à soi même….je laisse le débat ouvert "vaut-il mieux se faire violence à soi-même pour ne pas être violent avec l'autre?"

Imagine 2 individualités qui se rencontrent, ne serait-ce que l'air et le prana dont ont besoin leur corps, entrent en conflit le temps d'un instant, jusqu'à ce que les flux s'organisent harmonieusement (via des souffles conscients issus de pratiques tantriques) ou interagissent chaotiquement autour des 2 protagonistes, et nous ne parlerons même pas ici des agendas individuels et des convictions personnelles lors de discutions verbales.
Ce qui joue énormément ici, c'est la vitesse à la quelle les 2 individus vont entrer en relation, si Janjean arrive à 300km/h (en courant) et s'arrête net, l'air et le prana vont subir une ionisation et un mouvement rapide qui va même pouvoir créer une explosion si l'espace est confiné.
Ce qui amène la violence est souvent la vitesse avec laquelle un nouvel élément est amené dans un espace mental ou physique, et la réaction à cette vitesse dépend beaucoup de la personne en face de soi, de son histoire de sa sensibilité, de sa conscience émotionnelle……en tant qu'individu conscient chacun porte en lui une part de responsabilité quant au déroulement d'une relation, augmenter son empathie est synonyme de réduire sa violence.

Peut-on attendre de l'autre d'être aussi empathique que soi?.....il y a un article à propos des attentes et du non attachement……Le détachement ou l'indifférence ?

2 Pistes :
-Imagines toi être désireux d'harmonie avec l'autre ou les autres, ce qui demande un travail conscient et intellectuel de remise en question de communication.....
-Imagines toi être dans le complet lâcher prise, et laisser le chaos gérer les interactions, toujours capable d'accepter la prochaine configuration.....